Etre bénénole à l’Hôpital de la Sainte-Famille à Bethléem

PARTIR 6 MOIS EN TANT QUE VOLONTAIRE À LA MATERNITÉ DE BETHLÉEM article publié par l’Odre de Malte

Maylis, jeune professionnelle, a eu l’envie de réaliser une mission de volontariat au Proche-Orient pendant six mois. C’est l’Hôpital de la Sainte-Famille à Bethléem (Palestine), hôpital de référence pour les grossesses à risques et les naissances prématurées géré par l’Ordre de Malte France depuis 1990, qui l’a accueillie au sein de sa direction cette année. Maylis revient sur son immersion enrichissante humainement et professionnellement malgré le contexte géopolitique difficile.

Comment est née cette envie de réaliser une mission au sein de la Maternité de la Sainte-Famille à Bethléem ?

Tout a commencé par une discussion téléphonique avec M. Sevaistre, le Directeur de l’Hôpital de la Sainte Famille à Bethléem, alors que je réfléchissais à un volontariat de quelques mois au Proche-Orient « entre deux jobs ». Au cours de notre échange, il m’indique que la maternité ne dispose pas de système de comptabilité analytique et qu’il lui semble stratégique de le développer. J’ai été enthousiasmée par le projet et me suis donc envolée quelques semaines plus tard pour une mission de six mois. Le défi était double : apprivoiser cette terre complexe ainsi que le milieu hospitalier dont j’ai tout à découvrir !

Par quoi avez-vous été marquée à votre arrivée à Bethléem ?

J’ai surtout été frappée par les barbelés, les check-points, les pneus qui crissent et la fumée. Au cœur de cette situation complexe, située à quelques centaines de mètres de la basilique de la Nativité, la maternité de la Sainte Famille– plus connue sous le nom de « Moustachfa Françaoui »- est un havre de paix.

Comment s’est déroulée votre mission au sein de la maternité ?

Pour que ma mission analytique soit la plus concrète et réaliste possible, je me suis beaucoup déplacée dans les services de l’hôpital. Le calme qui règne au département des soins intensifs pour nourrissons et dans les salles d’opération m’a impressionnée, face au volume sonore des salles d’accouchement.La maternité est un petit monde qui accueille toutes les familles palestiniennes. Des drames peuvent survenir, certaines familles se montrent parfois peu coopérantes mais le plus souvent, l’accouchement se passe bien et l’enfant voit le jour dans la dignité. Cette mission au sein m’a également plongée dans un univers politique complexe. Les intérêts internationaux se mêlent à une politique locale parfois difficile à appréhender. Cependant, la société bethléemite est composée d’une mosaïque de communautés.

Que retenez-vous de vos six mois passés à Bethléem ?

J’ai été marquée par la spontanéité et la chaleur des Palestiniens qui ont un sens de la communauté très fort. J’ai eu la chance de tisser des liens d’amitié avec plusieurs personnes de la maternité avec qui je travaillais. Elles m’ont permis de sortir du clivage créé par le conflit pour découvrir une culture très riche entre la musique, la danse, l’artisanat ou plus important encore, l’art de la table. La Terre Sainte est très attachante et les liens que l’on peut tisser sont uniques, que ce soit avec des Palestiniens, des personnes de la communauté internationale ou des Français avec lesquels on est heureux de partager ce que l’on vit. C’est aussi à travers cette mission que j’ai découvert l’œuvre de l’Ordre de Malte France qui est impressionnante par son inspiration, son histoire et son impact !

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s