Zoom sur l’éducation dispensée par les Frères des Ecoles chrétiennes (lasalliens) en Palestine

A l’occasion des 300 ans de commémoration de la mort de Saint Jean-Baptiste de La Salle le 7 avril 2019, le journal Famille Chrétienne a publié un article sur l’enseignement appliqué dans les écoles des Frères des Ecoles chrétiennes et notamment à Bethléem.

Ici, l’esprit lasallien souffle abondamment sur les 1 120 élèves, âgés de 3 à 18 ans. Des garçons et des filles qui, pour les deux tiers, sont musulmans. Concrètement, comment cela se manifeste-t-il ? Dans son bureau où s’amoncellent des tas de préparatifs pour l’Année jubilaire en cours, le Frère Daoud Kasabri, directeur de l’école, est intarissable : « Nous, professeurs, devons traiter chaque enfant comme s’il était le fils d’un roi. L’élève est un enfant unique, avec des compétences et des talents qui lui sont propres. Il s’agit pour nous de les révéler. »

Cela commence par le devoir de connaître chacun des enfants. À chaque rentrée par exemple, le directeur rappelle aux professeurs – qu’il surnomme « les anges gardiens » – la nécessité de savoir rapidement le nom des nouveaux élèves. Sur le plan académique, cette attention à l’enfant porte ses fruits. L’école des Frères, comme bon nombre d’établissements catholiques au Moyen-Orient, jouit de bons résultats et d’une excellente réputation. Plus de 80 % des élèves poursuivent un parcours universitaire. Beaucoup d’entre eux s’inscrivent notamment à l’Université lasallienne de Bethléem, née d’une intuition de Paul VI lors de son voyage en Terre sainte en 1964. Le pape cherchait alors un moyen de soutenir le peuple palestinien.

Le Frère Daoud Kasabri l’assure : « Les enfants doivent entendre le Christ à travers leurs professeurs, véritables ambassadeurs. » En est-il de même avec les élèves musulmans ? « Bien évidemment. La seule différence est qu’ils n’assistent pas à la messe ni aux trois heures de catéchisme hebdomadaire. Durant ce temps, ils suivent un cours de religion sur l’islam avec un livre édité par l’Autorité palestinienne. »

Pour le Frère Kasabri, le témoignage de vie chrétienne offert aux musulmans dans cette école est une grande joie. Ici, comme dans la majeure partie du Moyen-Orient, le principe d’une évangélisation directe des musulmans ne fait absolument pas partie du logiciel de pensée. En Palestine, les relations et les échanges entre les deux communautés se vivent de façon naturelle au quotidien.

« Dans notre école, les élèves grandissent ensemble et apprennent à se connaître. Les choses ne sont pas cloisonnées par religion. »

Lire la suite sur le site de Famille Chrétienne

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