Franc succès pour le rendez-vous mensuel des passionnés de la Terre Sainte

Mercredi 27 février au pub Saint Michel à Paris, la 5ème édition des apéros JéruJel’Aime a réuni plus de 70 passionnés (et futurs passionnés) de Jérusalem et de la Terre Sainte.

Depuis octobre dernier, ces apéros ont pour objectif de permettre à tout ceux qui partagent un intérêt pour la Terre Sainte (ancien volontaires, pèlerins ou professionnels) de se retrouver, de faire connaissance et d’écouter le témoignage de différents intervenants.

Tout le monde s’était donné rendez-vous à partir de 19h30 et c’est dans une ambiance chaleureuse que les habitués ont accueilli tout ceux qui venaient découvrir le concept de parler de la Terre Sainte un soir de semaine dans un bar.

C’était finalement semblable à la foule des grands jours autour du Tombeau du Christ : chevaliers et dames du Saint Sépulcre, étudiants, curieux, jeunes pro, dans une salle bondée ! Et, au milieu de la foule, des robes de bure : des franciscains de la Custodie de passage à Paris !

Nous avons d’abord pu entendre le témoignage de Maÿlis, ancienne bénévole dans un centre hospitalier. Pouvoir vivre quelques mois sur place permet de passer d’une image parfois lointaine d’un pays que nous imaginons facilement resté comme à l’époque du Christ à une vision beaucoup plus concrète. Nous pouvons ainsi nous approprier le berceau de notre Foi et prendre conscience des réalités très contrastées d’une région déchirée par les conflits. C’est aussi découvrir plusieurs cultures qui se côtoient sans vraiment se rencontrer. Cela demande l’humilité d’aller au delà de cette mosaïque complexe pour accepter de voir la richesse qu’il y a à découvrir sur place ainsi que notre position privilégiée d’observateur.

Pour nous chrétiens vivre en Terre Sainte nous permet de nous mettre dans les pas du Christ et de comprendre de manière très concrète ce qu’il a vécu, par exemple entre le Mont des Oliviers et Saint Pierre en Gallicante (lieu probable de son emprisonnement la nuit du Jeudi Saint). C’est un véritable aller-retour entre notre culture latine si différente et nos racines profondément ancrées là-bas.

Puis nous avons entendu le frère Stéphane ofm, vice économe de la Custodie de Terre Sainte, nous parler de la vie quotidienne au Saint Sépulcre où les Franciscains sont présents depuis plus 800 ans ! Arrivés très vite après la fondation de l’Ordre des frères mineurs, ils étaient la seule présence chrétienne latine après la chute de Saint Jean d’Acre en 1291 et la fin du royaume franc de Jérusalem. Aujourd’hui pas moins du six communautés vivent au Saint Sépulcre avec chacune un rôle bien précis défini par un statu quo confirmé au XIXème siècle par la Sublime Porte, alors puissance au pouvoir. Rien n’a changé depuis dans l’organisation de la vie dans la Basilique, malgré les nombreux changements de régime politique depuis la fin de l’Empire Ottoman en 1917 : le protectorat britannique, la Jordanie puis l’Etat d’Israël.

La Custodie est donc aujourd’hui un acteur incontournable de la vie religieuse, sociale et économique, à la fois par la stabilité de sa présence, mais aussi par son grand nombre de paroisse.

C’est donc dans une Basilique du Saint Sépulcre qui a été totalement fermée pendant des siècles sur ordre de Saladin que les catholiques romains, les grecs-orthodoxes, les arméniens, les coptes, les syriaques et les éthiopiens ont appris à vivre. Ils se partagent le temps des nombreux offices, messes et processions qui rythment vingt-quatre heure sur vingt-quatre chaque journée. Ce qui peut paraître pour un pèlerin peu avisé comme un chaos très déstabilisant comparé à nos repères latins et occidentaux est en fait un magnifique culte rendu par toute la Chrétienté au Rédempteur.

C’est pour ça que nous sommes invités à passer du temps au Sépulcre.  Nous devons dépasser le stade d’un simple observateur et comprendre que nous avons peut-être tendance à vivre notre Foi de manière encore trop intellectuelle alors que beaucoup d’autres chrétiens (orthodoxes, orientaux) la vivent totalement dans leur coeur et l’expriment d’une manière que nous pouvons prendre pour de la superstition.

Une des plus beaux moments qui nous est donnée de vivre est de pouvoir passer une nuit entière enfermés dans la Basilique, de prendre le temps d’y prier et de voir que les cérémonies s’enchainent sans cesse. Pour cela il faut parfois réserver des mois à l’avance vu le peu de places mais nous devrions tous essayer !

C’est donc devant un auditoire totalement captivé par son orateur et les nombreux détails et anecdotes que seuls plus de 25 ans de vie consacrée à Jérusalem permettent de partager que le frère Stéphane a conclu son témoignage.

Rendez-vous le 24 mars pour notre évènement de Carême, à savoir la Divine Liturgie à la paroisse grecque-melkite de Saint Julien le Pauvre à Paris !

Louis pour la Tribune de Terre Sainte

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