La force de l’Église à Gaza : faire vivre l’espérance au milieu du chaos

GAZA – La situation dans la bande de Gaza a empiré depuis le début de la « Grande Marche du Retour » et les affrontements à la frontière ont fait plus de 120 morts et blessé des milliers de Palestiniens. M. Sami El-Yousef, Administrateur général du Patriarcat latin, revient tout juste d’une de ses visites bimestrielles là-bas. Il met en lumière le rôle de l’Église dans ce marasme et nous donne des raisons d’espérer.

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Une situation de crise humanitaire

« Les petites choses que l’on tient pour acquises prennent ici l’allure de véritables défis », c’est ainsi que M. El-Yousef décrit le quotidien des Gazaouis et se dit frappé par la dégradation de la situation humanitaire depuis sa dernière visite. Il n’y a que trois heures d’électricité par jour, seulement 5% des maisons ont accès à l’eau courante. Il faut parfois attendre une demi-heure que la pompe à eau soit alimentée en électricité pour se rincer les cheveux. Quant à regarder un match de foot d’une traite, il s’agit d’une utopie. La situation hygiénique est catastrophique et les traces des bombardements israéliens de l’été 2014 sont toujours présentes : nombreuses sont les infrastructures à ne pas avoir été reconstruites.

Depuis quelque temps, la situation s’est aggravée. Les habitants n’ont plus d’argent car ni l’Autorité palestinienne ni le Hamas ne paient plus les salaires – ou en partie et en retard – par manque de liquidités. Les hôpitaux comme le Al Ahli Arab Hospital sont dépassés, débordés par la répression armée des manifestations à la frontière : plus de mille Palestiniens ont été amputés depuis le début de la « Grande Marche du Retour ». Les Israéliens renforcent le blocus, interdisant l’entrée de nouvelles marchandises. Face à cette situation désespérée, les tensions croissent vite – l’insécurité aussi. En effet, l’absence de projection politique et sociale dans l’avenir conduit à la montée des tensions. De quoi sera fait l’avenir ? D’une guerre brutale, de la poursuite du blocus, d’une dégradation de la situation à petit feu ? Le chômage continue aussi à grimper. Touchant 55% des actifs dans la bande et 70% des jeunes, c’est un véritable fléau social qui empêche les jeunes de construire leur vie et de fonder une famille qu’il faudra nourrir. Les chrétiens, qui souffrent tout autant de la situation économique et du blocus que leurs concitoyens musulmans, pâtissent aussi de ce fléau.

Jeune, chrétien, gazaoui : quand on cumule

S’il y a de moins en moins de chrétiens à Gaza – mille seulement dont 138 latins, nombreux sont les jeunes chrétiens résolus à rester auprès de leur famille, sur leur terre. Pour eux, la priorité est une stabilité et un développement économiques.  Diplômés, voire surdiplômés, de prestigieuses universités pour la plupart, ils peinent à trouver du travail dans leur domaine – le chômage croissant est la répercussion directe du blocus. Si de nombreuses bourses ont permis l’avènement d’une classe d’âge jeune, éduquée, diplômée, après être sortis de l’université, 90% des jeunes ne trouvent pas de premier emploi. Leur condition de chrétien ne les aide guère, bien au contraire.

L’article intégrale sur lpj.org

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