Premier pèlerinage de Carême au Dominus Flevit

Fidèles à la tradition qui perdure depuis les premiers siècles du christianisme, les Franciscains ont initié cette année encore le premier pèlerinage de ce temps de la Passion de Notre Seigneur par une célébration au Dominus Flevit le 25 février dernier, sur le Mont des Oliviers. Les prochaines dates à retenir sont celles du 15 et du 21 mars.

Après les Vêpres, devant les frères et un groupe de nombreux fidèles, ont été proclamés les textes et l’Évangile relatifs à ce lieu. Durant son entrée triomphale à Jérusalem, Jésus regarda la ville d’en haut et prédit sa chute. Dominus Flevit signifie « Le Seigneur a pleuré » et rappelle, en effet, le lieu où Jésus pleura sur Jérusalem, en disant : « Si seulement tu comprenais toi aussi, en ce jour, comment trouver la paix ! […]Tu n’as pas reconnu le temps où tu as été visitée (Lc 19, 42-44).
Le sanctuaire du Dominus Flevit a été bâti par l’architecte italien Antonio Barluzzi, en 1956, sur les ruines d’une église byzantine du Vème siècle. Le toit de l’église a la forme d’une larme, précisément pour faire mémoire des larmes de Jésus.


Après la proclamation de l’Évangile rappelant l’épisode biblique, un professeur du Studium Biblicum Franciscanum a, comme d’habitude, prononcé l’homélie. « Les larmes de Jésus ont un lien avec notre présent – a expliqué Don Luigi Epicoco –. Jésus, en pleurant sur Jérusalem, arrive à toucher la vie présente de chacun de nous ». La ville de Jérusalem qui blesse Jésus est comme l’homme représenté par Saint Paul dans la deuxième lecture : « l’homme replié sur lui-même, qui pense à être rassasié et non pas heureux ». Les pleurs de Jésus – explique encore Don Luigi Epicoco – expriment, dans un certain sens, « l’impuissance », voyant l’autodestruction de Jérusalem. « Parfois, notre vie se profile comme une autodestruction – a-t-il affirmé –, mais l’histoire du salut du christianisme commence lorsque nous ne pouvons plus rien faire. Seul Jésus peut accomplir l’impossible. Jésus ne nous enseigne pas à nous sauver, mais à nous laisser sauver ».

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Source : fr.custodia.org

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