Les franciscains du Saint-Sépulcre témoignent de leur vie quotidienne pendant la fermeture de l’édifice

En dépit de sa fermeture aux pèlerins pendant trois jours à la fin du mois de février 2018, le service du Saint-Sépulcre était assuré comme de coutume par les communautés religieuses qui y sont installées. Parmi elles, les frères franciscains ont décidé de partager leur expérience de cette vie en autarcie au sein de la basilique.

« Même si nous ne pouvons pas sortir, notre quotidien est le même – explique au téléphone, P. Zacheusz Drazek, Président de la fraternité franciscaine du Saint-Sépulcre –. Nous sommes dix frères et nous prions pour tous les pèlerins ». Le frère, d’origine polonaise, qui est Président depuis presque deux ans, raconte qu’ils communiquent avec le monde extérieur par la petite fenêtre située sur la grande porte d’entrée, d’où ils reçoivent les intentions de prières et des dons. « Nous entretenons de très bonnes relations avec les autres communautés orthodoxes et arméniennes, et il y a une tranquillité et un silence tout particuliers – affirme P. Zacheusz –. Ce qui change ces jours-ci, c’est que la cuisinière ne pouvant entrer, c’est nous, les frères, qui faisons à manger. » Malgré le regret de ne pas pouvoir accueillir les pèlerins, le Président de la fraternité franciscaine du Saint-Sépulcre explique que, en ce troisième jour de fermeture, il y a une vraie sérénité parmi les frères.

« La vie au Sépulcre ne change pas, même si les portes sont closes – soutient aussi le sacristain franciscain Fr. Sinisa Srebrenovic –. Nous savons que les pèlerins qui restent dehors n’arrivent pas toujours à comprendre la situation. Nous avons reçu un grand soutien du monde entier, et les guides locaux aussi, que je connais, nous ont assuré qu’ils expliqueraient ce qui est en train de se passer ». Fr. Sinisa poursuit : « Aujourd’hui c’est impressionnant de voir la basilique vide, mais nous continuons une vie normale ». Après minuit, les grecs-orthodoxes commencent leur liturgie au Sépulcre, puis il y a les arméniens, ensuite les messes des franciscains commencent, soit au Calvaire, soit dans le tombeau de Jésus. « Même s’il n’y a personne, nous chantons la messe avec l’orgue, notre vie du matin se déroule comme d’habitude – raconte encore le sacristain du Saint Sépulcre –. Ensuite, dans l’après-midi, nous faisons la procession quotidienne en parcourant toute la Basilique ». Pour le frère, d’origine croate, entendre depuis l’intérieur les pèlerins qui chantent dehors, sur la place, c’est un signe : « C’est un signe car ceux qui viennent en pèlerinage ont comme but le Sépulcre de Jésus et trouvent la porte close. Mais ils trouvent l’espérance de prier devant cette porte fermée ».

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Source : Custodie de Terre Sainte

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