Marcher à travers la Terre Sainte

Des nouveaux chemins et la valorisation du territoire de Béthanie sur les rues traversées par Jésus

« Tout le monde a marché et le chemin fait partie de la foi ». Il y a trente années que Pietro Labate travaille comme guide environnemental dans l’Italie centrale, il commence ainsi à décrire son expérience de chemin à travers la Terre Sainte. Depuis deux années il est revenu pour tracer des nouveaux itinéraires parmi Jéricho, la Béthanie et Jérusalem pour un nouveau projet d’Association pro Terra Sancta : l’hospitalité. de Béthanie. Le but est de créer des parcours qui valorisent le territoire de la ville de Lazare, en visitant les lieux qui sont souvent oubliés par lesChiesa Betania principaux parcours et itinéraires touristiques, en rencontrant la communauté locale. Cela afin d’offrir un développement et un soutien au territoire entier qui depuis longtemps vive une grave privation sociale. Puisque la ville de Béthanie n’offre aucun service d’hiking ou d’itinérairessignalés, il faut les créer en passant à pied ou à vélo par des paysages nouveaux ou inusuels, des lieux charmants mais inconnus, riches d’histoire et de fois pour traverser le chemin tracé par Jésus.

Mais comment trace-on un parcours ? « Tout d’abord tu le cherches – Pietro répond – et puis il faut l’essayer en vérifiant la faisabilité, les risques potentiels et les niveaux de difficulté. L’itinéraire se crée selon l’attractivité et se distingue sur la base des typologies de visitateurs ». Ainsi pour deux semaines Pietro et Lyad Njoum, un garçon bédouin qui travaille chez le Mosaic Centre de Jéricho, ont marché à travers les chemins dans le désert et sur les collines, parmi les villages de bédouins, les implantations et les villes, parmi les monastères et les wadi, parmi les oliveraies et les ruines anciennes.

Mais pourquoi aller-y à pied ? « Parce que tu peux regarder, sentir les parfumes, les goûts, tu manges et écoutes celui que tu as autour : autrefois c’est comme voyager avec les yeux bandés. En marchant tu te lies au territoire, tu te trouves au même niveau des personnes, tu peux parler, tu as toujours un contact, un rendez-vous ».

En effet, le projet prévoie des petits arrêts pendant le parcours chez les petites communautés de bédouins, et aussi Pietro a essayé d’être avec eux : « Je mangeais et je blaguais avec eux –il dit- je me sentais un d’eux ».

Lorsqu’on marche quelque chose d’inattendu se passe et l’aventure est partie du chemin ! « Un jour une roue a éclaté et on est perdus pendant la nuit dans le désert. Être ddeserto giudaans le désert est un voyage dans une autre dimension, un voyage ascétique, parce que tu es dans une condition de perfection. Maintenant je comprends les ermites et les prophètes ». Aussi une mésaventure peut se transformer dans une opportunité.

Un des buts du projet est celui-ci de permettre à la communauté locale de prendre conscience de son patrimoine naturel et culturel et de le promouvoir grâce aux institutions et les opérateurs locaux. Comme Pietro explique « il faut que les guides racontent le territoire qu’on est en train de traverser, en faisant sentir le visitateur chez lui et en l’encourageant à retourner, surtout en Terre Sainte ».

« En Italie, je marche par intermittence la via Francigena, la grande rue qui, pendant le Moyen âge, conduisait les pèlerins de toute Europe exactement là, en Terre Sainte. –il conclue en parlant de son expérience – Toutefois, marcher Là est différente, parce qu’on se trouve à l’origine de la Foi. En marchant dans la Terre Sainte un individu devient apôtre, parmi les roches sacrées tu suis une rue tracée par des patriarches, des prophètes, des saints, tu suis l’esprit de Dieu ».

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