Gestion de l’eau: un sujet toujours préoccupant du lac de Tibériade à la Mer Morte.

Le Jérusalem Post publie un article retraçant l’histoire de la gestion de l’eau en Terre Sainte depuis le début du siècle, montrant ainsi que cette denrée essentielle fut cause de fierté nationale ou enjeux de guerre avec l’ensemble des États de la région.

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Dans chacun des miracles que Dieu a accomplis pour Israël, l’eau était présente », font remarquer les sages, en citant l’ouverture de la mer Rouge, l’eau du Sinaï rendue potable et les punitions de Pharaon par le Nil.
Théologie mise à part, l’eau, ou plutôt le manque d’eau, a toujours occupé une grande place dans le projet sioniste : la réussite en matière d’approvisionnement, de conservation et de production de cet or bleu a suscité fierté, envie, et quelques guerres. Même si aujourd’hui le manque d’eau potable ne représente plus ni une calamité économique ni une obsession stratégique, une autre menace d’ordre environnemental s’est fait jour avec l’évaporation progressive de l’eau disponible dans la nature.

Cette carence n’est pas nouvelle. Autrefois, elle posait un tel problème que, même dans les sols luxuriants où le Jourdain rencontre le lac de Tibériade, les pionniers – tel Levi Eshkol – étaient obligés de transporter l’eau dans des seaux à dos de mulet entre les rives du fleuve et le kibboutz Degania Bet. Cette pratique était considérée comme l’emblème du retard technologique et du climat difficile que les sionistes allaient devoir affronter s’ils voulaient faire de la Terre promise le foyer de millions de personnes.

[…] la suite de l’article sur le site du Jérusalem Post.

Et sur le Times of Israël  l’attrait d’Israël pour l’eau est confirmée par l’invention d’une entreprise implantée à Jérusalem et qui propose d’analyser l’eau consommée pour savoir si elle est potable:

L’eau potable est généralement testée à la source, mais avant qu’elle n’atteigne nos verres, elle passe à travers des kilomètres de vieux tuyaux – donc, en fait, nous n’avons aucun contrôle sur l’eau que nous buvons.  « Nous voulons essayer de vous donner un outil pour changer l’équation », a déclaré Netanel Raisch, PDG et co-fondateur de Lishtot Detection Ltd, lors d’un entretien téléphonique.

Lishtot signifie « boire » en hébreu.

La société basée à Jérusalem, qui a été fondée en 2015, a mis au point le TestDrop, un dispositif de contrôles en chaîne qui, selon la société, détecte les polluants dans l’eau tels que E. coli, le plomb, l’arsenic, le mercure, le cuivre et le chlore en seulement deux secondes. Tout ce que les utilisateurs doivent faire c’est pointer l’appareil vers un verre en plastique rempli d’eau et là, bingo : si l’appareil s’allume en bleu, vous pouvez boire tranquillement votre eau. Mais si la lumière est rouge, alors arrêtez parce que quelque chose ne va pas.

« Nous pouvons également dire si quelqu’un a craché dans votre eau, ce qui est toujours bon à savoir », précise Raisch

Un autre cofondateur, Alan Bauer, a mis au point la technologie après avoir découvert que les champs électriques dans l’eau changent lorsque la contamination est présente, a expliqué M. Raisch.

L’entreprise a mis au point des capteurs capables de détecter ces changements dans les champs électriques. Lorsque l’eau est contaminée par des métaux lourds, des produits chimiques ou même des bactéries, les capteurs détectent des changements dans les champs électriques. Les algorithmes mis au point par la société interprètent l’information et fournissent les résultats, y compris une alerte lorsqu’il y a quelque chose dans l’eau qui ne devrait pas s’y trouver.

À l’heure actuelle, nous avons vérifié dans nos laboratoires et avec des laboratoires tiers et des partenaires industriels que la technologie peut détecter plus de 20 contaminants différents « selon les normes dictées par la « US Environmental Protection Agency and World Health Organization », a déclaré M. Raisch.

Le TestDrop, qui est vendu 49,95 dollars, se connecte via Bluetooth à l’application mobile Lishtot, où les utilisateurs peuvent suivre l’historique de leurs tests, visualiser plus de données sur leur eau, y compris la probabilité de contamination, et faire la distinction entre l’eau embouteillée, l’eau du robinet et l’eau naturelle des rivières et des ruisseaux. Les résultats du test, avec photos et localisation, pourront ensuite être envoyés via Bluetooth à la Global Water Quality Map que l’entreprise est en train de créer.

« Nous voulons créer une plate-forme de données et d’information sur la qualité de l’eau potable », a déclaré M. Raisch. « Les gens n’ont aucune idée de ce qu’il y a dans leur eau et c’est la deuxième ressource la plus essentielle que presque tous les habitants de la planète paient d’une façon ou d’une autre. Nous pensons que les gens méritent d’en savoir plus sur l’eau qu’ils boivent. »

Raisch espère que Lishtot deviendra incontournable pour obtenir des informations sur l’eau.

La qualité de l’eau est l’un des « principaux défis » auxquels la société est confrontée, menaçant la santé humaine, freinant la production alimentaire et entravant la croissance économique, selon l’UNESCO, bras des Nations unies pour la coopération internationale dans les domaines de l’éducation, de la science, de la culture et de la communication. Une personne sur neuf dans le monde utilise l’eau potable de sources non améliorées et dangereuses.

L’organisation a mis en place ce mois-ci un nouveau portail mondial de la qualité de l’eau qui diffuse des informations sur la qualité de l’eau douce dans le monde entier, en utilisant des données de télé-détection.

[…]

Suite et fin de l’article sur le site du Times of Israël.

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