« Chrétiens de Gaza » de Christophe Oberlin, Editions Erick Bonnier, 2017.

« Chrétien » et « Gaza », deux mots a priori inconciliables, une association vide de sens.   Par contre on connait les chrétiens d’Orient. On en parle pour immédiatement se désoler de leur disparition. Un thème récurrent dans les grands médias, en alternance avec celui de la « menace islamiste ». D’ailleurs combien sont-ils ces chrétiens ? Comme si un chiffre suffisait à disqualifier le sujet, le condamner à l’insignifiance. « Gaza » c’est en outre la concrétisation du « péril islamiste », puisque ce minuscule territoire est administré depuis plus de dix ans par un parti à référence musulmane. Un territoire « où il ne s’est rien passé d’intéressant depuis les croisades ». Une bande de terre où la Sainte famille n’aurait fait que passer, en fuite vers l’Egypte, et « où aucun personnage de la Bible n’est né ». Une démographie galopante, avec peut-être quelques chrétiens qui survivent dans l’océan musulman en priant en secret dans des caves, comme aux premiers temps ? En attendant « l’exil, la conversion forcée ou la mort ». Vous l’avez compris, il ne s’agit pas là du fil de ce livre. Si la Palestine, et la bande de Gaza en particulier, constituent malheureusement la ligne de front dans le conflit ouvert entre l’Occident et le monde arabe et musulman, les chrétiens de Gaza nous racontent une autre histoire. Issus des premiers chrétiens persécutés par Rome, majoritaires puis minoritaires, des leçons sont à prendre sur un thème bien hexagonal : celui de l’harmonie interreligieuse dans un pays, le nôtre, qui se laisse parfois séduire par une laïcité mal comprise. Silencieux ambassadeurs de terrain du dialogue interconfessionnel ; ne peut-on imaginer une pédagogie de la part de ceux qui, chrétiens, vivent en terre d’islam, l’affirment sans amertume ni envie ? Une sorte d’enseignement par la base, qui s’appuierait sur l’expérience de quatorze siècles de vie commune.  Familier de la bande de Gaza où il s’est rendu plus d’une trentaine de fois depuis 2001, Christophe Oberlin est professeur à l’Université Paris VII. Il publie sur la bande de Gaza depuis de nombreuses années. Serge Nègre est devenu un photographe qui a à son actif de nombreuses expositions en France, et à l’étranger. Fondateur de l’Espace Photographique Arthur BATUT consacré à la photographie du XIXe siècle, il a accompagné l’explorateur Jean-Louis Étienne dans ses séjours aux pôles. Spécialiste de la Palestine, il est l’auteur de plusieurs ouvrages, en particulier sur Jérusalem et sur l’archéologie de la bande de Gaza. Il  parcourt le monde et rapporte des portraits intimistes de la grande famille humaine.

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