Pour l’Amour de Jérusalem!

Mardi soir se tenait à Notre-Dame-de-Grâce-de-Passy une conférence donnée par Sa Béatitude Fouad Twal, patriarche émérite de Jérusalem, entouré par Monseigneur Pascal Gollnisch, directeur de l’Œuvre d’Orient et animée par Marie Malzac, journaliste à La Croix à l’occasion de la parution du livre de Sa Béatitude  Pour l’Amour de Jérusalem.

(Droits photo : friendsoftheholyland.org.uk)
(Droits photo : friendsoftheholyland.org.uk)

Le patriarche émérite de Jérusalem a pu nous livrer son regard et ses espoirs sur le présent et l’avenir de la Terre Sainte mais aussi nous présenter le rôle social essentiel des Chrétiens pour favoriser, contre vents et marées, le vivre ensemble au Moyen-Orient.

« L’Eglise de Jérusalem, c’est l’Eglise du Calvaire ». Rude mission que celle de nos frères chrétiens de Terre Sainte de porter avec le Christ, comme Simon de Cyrène, le poids des tensions, haines, rancœurs de la région. Avant le Calvaire, il y a l’Agonie à Gethsémani. Cette agonie est toujours présente pour les peuples israéliens et palestiniens qui ne parviennent pas à trouver la paix. Le Mont des Oliviers c’est également là où Jésus pleure sur Jérusalem. Ses fidèles nous dit le patriarche émérite ne peuvent pas s’attendre à être mieux traités que le Maître; vivre et croire en Terre Sainte n’est pas un long fleuve tranquille mais un chemin semé d’embûches dans une vallée de larmes.

Cependant il y a l’espoir! Tout à côté du Calvaire se trouve le Tombeau vide, l’Anastasis, la Résurrection et la Vie!

Cette vie les chrétiens y sont attachés. Des maternités -celle de Bethléem est la seule de Cisjordanie- aux plus de cent écoles de part et d’autre de la frontière israélo-palestinienne accueillant sans distinctions de croyance ou de revenus, chrétiens de tous rites, musulmans et juifs, plus de 75 000 enfants, avenir de la Terre Sainte. La vie jusqu’au bout avec l’accompagnement des vieillards dans des institutions dédiées.  Dans les 11 hôpitaux chrétiens de Terre Sainte on soigne, on guérit sans discrimination. Et depuis quelques temps il faut aussi recueillir les réfugiés chrétiens de Syrie et d’Iraq.

Il est bien là le rôle essentiel des chrétiens de Terre Sainte (alors qu’ils ne représentent que 2% de la population totale), et plus largement le rappelle Mgr Gollnisch, du Moyen-Orient: l’aide. L’aide et l’assistance pour tous, afin d’humaniser et rassembler autour d’initiatives de paix par la médiation. Humblement mais résolument.

La Paix.

Appel fort lancé par S.B. Fouad Twal et par les chrétiens. La paix en Terre Sainte. Petite voix que celle de l’Eglise de Jérusalem, voix sans armes, ni puissances financières, ni mass-médias, mais voix essentielle et parfois dérangeante. Depuis quelques temps néanmoins elle semble moins audible cette petite voix de nos frères. Face aux drames de Syrie et d’Iraq, le Levant semble remplacer la Terre Sainte dans le focus de l’Occident. Un sentiment d’oubli voire d’abandon apparait. Or le patriarche le rappelle, pour la paix il faut trois acteurs: les Israéliens, les Palestiniens, et la Communauté internationale. Cette dernière doit agir, convaincre les uns et les autres que la paix est la seule solution.                    Convaincre les Israéliens que le Mur n’est pas une solution, que ce n’est même pas une protection mais un moyen d’exproprier des paysans, tel le malheureux exemple de Crémisan. Elle doit révéler au peuple d’Israël que son gouvernement le trompe en édifiant ce « mur de protection et de séparation » tout en soutenant voire en encourageant la création de colonies de l’autre côté de ce mur. Avertir le peuple juif que cette faute morale de l’expropriation, de la colonisation et de l’occupation de la terre d’un autre peuple trop faible pour résister lui sera compté un jour, à l’avenir.                                                                                 Il faut également trouver une solution durable pour tous les réfugiés palestiniens qui vivent depuis plus de 40 ans dans des camps.                                                                                                 Oui la communauté internationale a son rôle à jouer, elle ne doit pas se contenter de résolutions onusiennes jamais mises en pratique.

A nous chrétiens d’Occident Sa Béatitude lance un appel: cette terre c’est notre Terre Sainte, ce sont nos racines de ce côté là de la Méditerranée.                                                                        Nous devons prier pour nos frères qui s’y trouvent, et prier pour la paix et la réconciliation, en particulier en cette fin d’année jubilaire de la Miséricorde.                                                           Nous devons aussi nous rendre en Terre Sainte. Afin de rassurer nos frères sur place, mais aussi pour porter, tant aux Israéliens qu’au Palestiniens le message que cette terre est terre de prière et de paix.                                                                                                                             Cette paix qui vient de Dieu, qu’Il nous a promis et qui viendra.

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