Tribune Octobre 2016 : Garder les grâces que nous avons reçues et les faire fructifier à notre retour

image2Quelle joie quand on m’a dit : « Nous irons à la maison du Seigneur ! » – Psaume 121
Maintenant notre marche prend fin devant tes portes, Jérusalem !
Jérusalem, te voici dans tes murs : ville où tout ensemble ne fait qu’un!

C’est sur cette Terre que nous allons passer deux mois. Deux mois de stage à l’hôpital, mais deux mois surtout sur les pas du Christ et à la rencontre de nos frères chrétiens, ainsi que juifs et musulmans.
image4Étudiants en fin de 4ème année de médecine, nous sommes 3 garçons à Jérusalem, travaillant à Hadassah Ein Kerem, et deux filles à la Maternité de la Sainte Famille de Bethléem. Quelle richesse de pouvoir partager sur ce que nous vivons quotidiennement, les uns dans un hôpital de pointe de l’Etat Juif, les autres en pays arabe, à majorité écrasante musulmane!

Deux mois laissent le temps de ne pas seulement visiter et traverser la Terre Sainte, mais d’y vivre et de s’en imprégner. Notre emploi du temps nous permet ainsi d’être à l’hôpital le matin, dans la Vieille Ville l’après-midi, et de partir à l’aventure, biblique et touristique, en un WE élargi. Et nous prenons ce temps.

En stage à l’hôpital Haddassah

Nos premiers pas dans Jérusalem sont mal assurés, nous ne savons pas vraiment par où commencer. Mais le Seigneur pourvoit ; et Ses grâces, comme la manne au désert, nous accompagneront tout notre séjour, jusque dans notre voyage final. Grâces dans ses rencontres avec les volontaires français qui nous intègrent à leurs activités, visites ou we, dans l’accueil des communautés religieuses qui nous ouvrent les portes de la Terre Sainte. Nous entrons ainsi plus profondément dans la compréhension des lieux que nous traversons.
image3Nous redécouvrons la Bible et l’Ancien Testament au cours des multiples enseignements de frère Marc Leroy, Etienne Nodet ou Emile Puech. L’approche historico-archéologique, la construction de l’Écriture et ses métaphores nous passionnent et nous permettent de mieux comprendre notre foi ! Avec Frère David, un ami Franciscain, nous partons sur les chemins de Galilée, Bible à la main. L’Evangile s’y anime et s’enrichit de ces pierres, ces plantes, ces lieux foulés par nos pieds. Frère David enracine ces visites, celles du St Sépulcre ou de Bethléem, dans notre foi, continuant ainsi a enrichir le mystère de l’incarnation. Quant au Père Luc, il affine notre compréhension géopolitique et diplomatique.

image1Nous n’oublions pas que nous sommes en stage et apprenons la médecine à travers nos différents stages. L’hôpital Haddassah par exemple est un hôpital de pointe, les outils diagnostiques à notre disposition sont peu ou prou semblables à ceux que nous utilisons en France, et pourtant, la pratique médicale a des spécificités qui nous permettent d’être critiques sur notre propre prise en charge des patients.

 

L’accueil du mystère

image5Au milieu de nos multiples allées et venues dans la Vieille Ville, nous aimons prendre du temps au Saint Sépulcre, si déroutant et si mystérieux au premier abord, et devenu pourtant si familier. Une foule de pèlerins et de touristes prient et déambulent depuis le lieu de la crucifixion jusqu’à celui de la résurrection. Les émotions se mêlent et s’entrechoquent : le silence propice à la contemplation et à l’accueil du mystère de notre rédemption, trésor de notre foi de chrétien, semble bien difficile à trouver. Le Seigneur vient malgré tout nous toucher personnellement et utilise encore ce lieu si saint pour montrer qu’Il vient se révéler à tous.

image6Du Nord en Galilée, jusqu’au Sud du Neguev, sur la Mer Rouge, en passant par la Mer Morte, nous découvrons un pays dont nous n’avons pas fini d’apprécier les richesses. Nous avons également l’occasion de passer la frontière jordanienne pour visiter Pétra et les kraks templiers. Ce voyage est donc aussi l’occasion d’aller à la rencontre des habitants de Terre Sainte, qu’ils soient Israéliens ou Palestiniens, Juifs ou Chrétiens et Musulmans, etc. Malgré les murs et les différences, tous partagent une vraie culture de l’hospitalité.

Comment alors rentrer chez nous comme avant ? Le défi est double : garder les grâces que nous avons reçues et les faire fructifier à notre retour, auprès des gens que nous côtoyons au quotidien.

Alléluia !

Clotilde Vautherin, Laure Montel, Thomas Portier, Corentin Dupuis, Pierre-Louis Blot

Vidéo des grâces que nous avons reçues et à faire fructifier !

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