Chants des Églises d’Orient à l’Église Saint-Roch les 13 & 14 octobre

Ensemble ecclésiastique levantin de l’Université Antonine. Carte Blanche à Waed Bouhassoun

Jeudi 13 octobre 2016 à 20h30 et vendredi 14 octobre 2016 à 20h30 à l’Église Saint-Roch ; 296, rue Saint-Honoré
75001

Tarifs : 22€ (tarif plein) / 16€ (CE, collectivités & groupes à partir de 10 personnes) / 11€ (moins de 26 ans et demandeurs d’emploi sur présentation d’un justificatif)

liban-sizz7422-1424x949D’après les Actes des apôtres, c’est à Antioche que les disciples de Jésus furent appelés « chrétiens » pour la première fois (Actes 11:26). Située sur la frontière turco-syrienne actuelle, cette ville était jadis le siège d’un important patriarcat. Pour des raisons doctrinaires et linguistiques, ce patriarcat s’est scindé en cinq églises locales, dont deux adoptèrent le grec, les patriarcats roum orthodoxe et roum catholique, tandis que les trois autres employaient la langue syriaque, issue de l’araméen, langue de Jésus : les patriarcats syriaque orthodoxe, syriaque maronite et syriaque catholique.

Au cours des derniers siècles, la langue arabe a pris une place prépondérante dans ces cultes. Quant à la musique liturgique de ces Églises, elle est monodique et modale, comme celle des autres traditions musicales d’Orient, mais elle a développé des styles et des formes spécifiques. Au moment où ces traditions musicales sont menacées d’extinction, ce concert vise à réaffirmer la vitalité de ces musiques liturgiques même si elles sont bien parfois condamnées à une certaine clandestinité. Loin de toute tendance fossilisante, ce programme s’inscrit dans une perspective de revivification et de création, en recourant à l’improvisation et à l’échange entre les expressions musicales syrianophones, hellénophones et arabophones, avec quelques incursions dans les traditions copte et latine grégorienne. Il reprend le schéma général de la profession de foi chrétienne et le réalise par la cantillation de versets évangéliques en arabe et en grec, de chants syriaques maronites, roum orthodoxes et catholiques, syriaques orthodoxes et catholiques, coptes et grégoriens, en plus d’un poème soufi sur la Nativité, et s’achève par une variation improvisée sur l’invocation apocalyptique : « Et l’Esprit et l’épouse disent : Marana ta ! Viens ô Seigneur ! »

Les interprètes appartiennent à l’Ensemble musical ecclésiastique levantin de l’Université Antonine. Sous l’impulsion du musicologue et musicien Nidaa Abou Mrad, cette université libanaise mène depuis plus d’une décade des recherches musicologiques approfondies sur les traditions musicales du Levant et réinvestit ces recherches dans la pratique musicale vivante, avec des chantres, des chanteurs et des instrumentistes expérimentés, tels que le chantre byzantin Mikael Hourani, le chanteur et luthiste arabe Mohammad Ayach et la chanteuse syriaque Najwa Habchi.

 

Mohammad Ayach, cantillation, chant et luth oud
Mikhael Hourani et Najwa Habchi, cantillation et chant
Nidaa Abou Mrad, conception, direction musicale et
violon oriental

Durée 75mn

Source cliquer ici.

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