Restauration des mosaïques de la Basilique de la Nativité de Bethléem

Lange et les restaurateurs, capture piacenti.org
Lange et les restaurateurs, capture piacenti.org

Le septième ange de la Nativité, une mosaïque que l’on croyait détruite, a été retrouvé, au cours des travaux de réfection à l’intérieur de la basilique de la Nativité à Bethléem, en Terre Sainte.

Cette découverte a été faite par une jeune restauratrice italienne de 28 ans, Silvia Starinieri, avec l’aide d’une caméra thermique, indique Radio Vatican le 7 juillet 2016.  L’ange retrouvé mesure environ trois mètres de haut.

« Une joie infinie … Toutes les émotions du monde ! ». C’est en ces termes que Silvia Starinieri décrit ses sentiments. « Nous avions envie de crier de joie et c’est ce qui s’est passé, poursuit-elle. Et puis nous espérions vraiment trouver une figure entière. Et ce fut le cas, même  si on l’a trouvée en très mauvais état: il n’y avait que la moitié de son visage (…). Mais on parle quand même d’un fragment de 2,5 mètres carrés. »

C’est en passant lentement une caméra thermique sur les murs de l’église que la restauratrice est tombée sur l’image, enfouie sous plusieurs couches de plâtre. Sur les  2000 mètres carrés de mosaïques ornant jadis la basilique, 200 mètres seulement ont pu être sauvés.

« Nos recherches avaient commencé il y a plusieurs semaines, raconte Silvia Starinieri. Et comme les caméras thermiques ne permettent pas de voir les carrés de mosaïque, j’ai d’abord remarqué des traces de couleurs différentes des autres peintures, qui m’indiquaient une autre température par rapport à la matière qu’il y avait à l’intérieur: cela pouvait être du mortier, un revêtement ou un autre remplissage … Mais la vraie émotion je l’ai eue quand le restaurateur a gratté le plâtre avec son petit marteau et le scalpel… et que sont apparus les morceaux de mosaïques dorés. »

Des travaux de restauration à l’intérieur de la basilique de la Nativité ont débuté en septembre 2013, grâce à l’entreprise italienne de restauration du patrimoine artistique Piacenti.

« Nous savons, grâce à la littérature et à nos sources historiques, qu’il y avait dans le corps central de la structure de l’église une décoration en mosaïque, explique encore Silvia Starinieri.  Celle-ci a probablement été recouverte lors des réfections faites  en 1800. Grâce à la thermographie, nous analysions l’état du plâtre pour voir s’il y avait d’éventuels décollements ou des résidus d’autres matériaux cachés dessous. Nous avons trouvé tant de traces autour des mosaïques déjà existantes ; puis, effectivement, sur le côté nord de la nef centrale, au bout de plusieurs semaines, nous avons retrouvé l’ange en entier ».

Avec une traduction d’Océane Le Gall pour Zenit.

Source : Article publié par Zenit ; cliquer ici.

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