Derrière l’échafaudage de la restauration du tombeau du Christ

Article publié par Terre Saint Mag : cliquer ici.

Que se passe-t-il derrière les palissades autour du tombeau ?

Depuis plus d’un mois maintenant de hauts panneaux encerclent le tombeau de Jésus. Terresainte.net le site du bimestriel de la Custodie est allé jeter un œil derrière ces palissades.

(Jérusalem/Mab-NH) – Les travaux en cours sur le tombeau vide de Jésus ne découragent pas pèlerins et touristes. En dépit du décor, on sacrifie toujours à la photo souvenir devant l’édicule.

Pourtant, son aspect n’a plus grand-chose pour attirer le regard.

La façade de l’édicule est nue comme aux premiers jours de sa construction. Plus d’icônes, plus de lampes à huile, plus de tableaux. Seul, au-dessus de la porte cachée par la cage de fer censée protéger les pèlerins, le Saint-Esprit plane encore. C’est déjà ça !

En expliquant les travaux, la professeur Maropoulo avait promis que l’édicule resterait accessible et la promesse est tenue. Tous les offices ont bien lieu, et dans la journée les pèlerins peuvent toujours entrer dans la tombe. A moins qu’ils ne préfèrent la petite chapelle copte du côté opposé à l’entrée.

Et le choix s’arrête là car l’édifice, en cours de restauration depuis le 8 mai dernier, est dorénavant cerné de palissades de deux mètres de haut.

Mais Terresainte.net suit les travaux avec attention et grâce à l’accueil des Eglises partenaires, grecque-orthodoxe, Franciscains pour les catholiques et Arméniens apostoliques.

Sur la façade sud, celle où les pèlerins avaient coutume d’allumer les cierges, l’armature d’acier installée par les Britanniques loin de disparaître a été renforcée à la base. Et un échafaudage recouvre l’ensemble. Il y a d’autant moins à voir qu’on ne voit jamais personne dessus.

Les travaux les plus importants se concentrent sur la façade nord. L’architecture baroque ottomane avait dessiné sur la façade trois fenêtres comme murées. Elles ne le sont plus. Les plaques de marbre qui les fermaient ont été enlevées laissant apparaître une maçonnerie. L’étude des photos laissent apparaître qu’il y a au moins deux époques de construction de ce mur à en juger par les différences entre les pierres et leur agencement entre elles. Quant à les dater… aucune information encore n’a filtré de la part des spécialistes et des archéologues.

Cette vision rendue possible pour la première fois 206 ans après la construction de l’édicule corrobore ce que Martin Biddle dans son livre Le tombeau du Christ : la construction est en peau d’oignon, une couche historique sur l’autre et la dernière les couvrant toutes. Les relevés scientifiques, sondages et laser, avaient préparé les équipes qui avancent sereinement, cartes à la main, et qui relèvent précisément tout ce qui apparait.

Le plus souvent, c’est de nuit que les travaux les plus sonores ont lieu à coup de perceuses et coup de maillet, mais pas toujours comme on peut le voir sur cette vidéo.

Pour déplacer plus facilement leur échafaudage mobile, un pavement provisoire a été posé tout autour de la tombe. Une bâche recouvre les dalles roses et noires de la rotonde, sur lequel les ouvriers ont disposé du sable avant de poser de lourdes dalles grises.

Tout le matériel démonté est emporté dans la galerie franciscaine grâce à un monte charge installé non loin des arches de la Vierge. C’est là, en hauteur qu’a été installé le laboratoire. On y étudie les matériaux, les mesure, les inventorie et les nettoie.

Durant l’été nous poursuivrons nos observations novices et curieuses.

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