La religion dans la peau ; être tatoué à Bethléem

Pèlerins et touristes reviennent généralement de Bethléem avec cierges, chapelets et autres crèches en bois d’olivier. Mais pour ceux qui ont la religion dans la peau, c’est dans l’atelier de Walid Ayash qu’il faut aller. Un article via AFP.

Un article pour Terre Sainte Magazine avait déjà été écrit en octobre 2012 sur le tatouage chrétien ; « Un ticket pour le ciel » par Marie-Armelle Beaulieu.

A la suite de l’AFP, l’Express. revient sur le quotidien de Walid, tatoueur à Bethléem.

L’Express : « La religion dans la peau ou le quotidien de Walid, tatoueur à Bethléem« 

Bethléem (Territoires palestiniens) – Pèlerins et touristes reviennent généralement de Bethléem avec cierges, chapelets et autres crèches en bois d’olivier. Mais pour ceux qui ont la religion dans la peau, c’est dans l’atelier de Walid Ayash qu’il faut aller.

Ce Palestinien au look de hipster, petite barbe, moustache travaillée et lunettes d’aviateur, est tatoueur, spécialisé dans les motifs et versets chrétiens. A son catalogue: une centaine de modèles, de la croix simple ou élaborée au portrait du Christ ou de la Vierge Marie au visage voilé.

Walid Ayash, 39 ans, est lui-même un catholique fervent qui explique, dans un arabe mâtiné d’anglais, jeûner et être de toutes les processions pour y chanter sa foi. Il s’est fait tatouer sur le torse la basilique de la Nativité, construite sur le site présumé de la naissance du Christ à Bethléem en Cisjordanie.

Tous les matins et tous les soirs, la vision de ce haut lieu du christianisme s’offre à lui quand il se rend ou repart de son atelier à quelques mètres de là… suite via l’Express (cliquer ici)

Article Terre Sainte Magazine d’octobre 2012 sur le tatouage chrétien ; « Un ticket pour le ciel » par Marie-Armelle Beaulieu.

Durant la Semaine Sainte à Jérusalem, de nombreux chrétiens orientaux se retrouvent, tous rites confondus, chez les principaux tatoueurs présents en Vieille Ville. Ils viennent accomplir une tradition multiséculaire mais qui laisse à chacun une empreinte intime.

Vendredi saint, 14 avril 2012, selon la date orthodoxe. Le magasin d’Antone Razzouk Porte de Jaffa est plein. Les pèlerins qui sont là et qui attendent patiemment, sont venus faire un achat très particulier. Ils savent qu’ici, ils pourront se faire tatouer selon l’antique tradition des Églises orientales. Antone et son épouse, les accueillent et les aident à faire le choix du motif. Croix de toute sorte, Vierge Marie, Résurrection sont les plus prisés. C’est eux aussi qui appliquent les crèmes et le pansement qui calmeront le feu du tatouage.

Wassim, leur fils, est au travail. Le bruit de son aiguille électrique, ses gants blancs de chirurgien ne laissent pas de doutent : il opère. Il aimerait bien d’ailleurs qu’on comprenne qu’il a besoin d’un peu de calme. Le ton baisse respectueusement dans la boutique.

Cela fait 250 ans que ça dure. Au bas mot. Cela fait plus de 250 ans que dans la famille Razzouk on tatoue les pèlerins de Jérusalem de pères en fils… suite via terrasanta.net

Article de La Croix de Mélinée Le Priol ; « Tatouages : Jérusalem dans la peau »

Le tatouage du pèlerin est une tradition ancestrale à Jérusalem. Si la plupart des candidats sont des chrétiens d’Orient, les Occidentaux sont de plus en plus nombreux à se laisser séduire.

Pétulante journaliste de 27 ans, Claire ne se serait jamais fait tatouer « un aigle au creux des reins ». Mais cette petite croix à l’intérieur de son poignet droit, elle ne la considère pas tout à fait comme un tatouage. « Pour moi qui ai tendance à perdre mes bijoux, c’est une manière de marquer pour toujours mon identité chrétienne », confie cette Parisienne qui vit à Jérusalem depuis plus d’un an. Gravée à l’encre noire en novembre dernier, cette croix aidera Claire à ne jamais oublier « ce temps béni » passé dans la ville trois fois sainte.

Une tradition qui remonte au XIIIe siècle

C’est dans cette démarche que des milliers de pèlerins chrétiens se sont fait tatouer ici depuis le Moyen Âge, gardant une trace indélébile de leur séjour en Terre sainte. « La première preuve remonte au XIIIe siècle pour les chrétiens orientaux, notamment les coptes, tandis que les chrétiens occidentaux auraient commencé plus tard, avec une première preuve en 1484 », détaille Mordechay Lewy, spécialiste de cette tradition ancestrale et ancien ambassadeur d’Israël auprès du Saint-Siège.

« Derrière cette pratique, il y a aussi l’idée d’une imitatio Christi, poursuit-il,c’est-à-dire d’une identification à Jésus par la souffrance physique. » C’est d’ailleurs durant la Semaine sainte que les pèlerins choisissent souvent de se faire « marquer », et l’un de leurs motifs préférés est la croix de Jérusalem, dont les quatre petites croix latérales symbolisent les plaies du Christ… suite via La Croix.

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