A Rome, le Patriarche a déploré la baisse des effectifs chrétiens de l’Eglise de Jérusalem

Mgr Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem, s’est exprimé jeudi dernier 14 avril, à l’occasion d’une conférence à l’Université Pontificale de la Saint Croix à Rome, sur les conditions de vie actuelles et les nombreux défis que les chrétiens de Terre Sainte doivent relever, autant en Palestine qu’en Israël. Il a notamment regretté la chute de leur nombre car ils  » jouent un rôle positif au sein de la société arabe et facilitent les relations entre les différentes composantes sociales « , selon un article du Patriarcat latin de Jérusalem.

Le Patriarche est revenu sur les origines historiques de la première communauté chrétienne, l’Eglise de Jérusalem, composée de la « Ecclesia ex circumcision », les judéo-chrétiens, et de la « « Ecclesia ex gentibus » (Grecs, Romains, Araméens, Cananéens, Phéniciens, Philistins, Nabatéens, Moabites, ammonites, etc.). L’Eglise de Jérusalem a connu de nombreux régimes, arabe, croisé, mamelouk, ottoman puis anglais, et aujourd’hui l’ancienne Terre Sainte est divisée en trois pays, la Palestine, la Jordanie et Israël, trois régions qui forment avec Chypre « le Diocèse de Jérusalem » placé sous la juridiction du Patriarcat. Les chrétiens représentent une faible minorité, moins de 2% de la population, a noté le Patriarche, déplorant la chute de la présence chrétienne dans la ville de Jérusalem, qui représentait un quart de la population en 1948, date de la création de l’Etat d’Israël, contre seulement 1,97 % de la population totale aujourd’hui. Mais la vocation des chrétiens, si minoritaires soient-ils, n’est pas des moindres, a souligné le Patriarche : « Les chrétiens, qui vivent entre deux majorités, les juifs et les musulmans, sont ce « petit troupeau » dont parle l’Evangile, appelé à être un pont entre les deux religions, les deux cultures, les deux civilisations, mais aussi les deux politiques ». Il a évoqué les nombreux défis auxquels doit faire face la communauté chrétienne à cause du conflit israélo-palestinien, « l’occupation militaire et les humiliations quotidiennes, les violences de part et d’autre, l’intifada des couteaux et la montée des fanatismes religieux, aussi bien juif que musulman ». Un conflit douloureusement matérialisé par « un mur de séparation d’environ 8 mètres de haut et long de plus de 700 km ». Le Patriarche a fait part de son inquiétude quant à « l’exode des chrétiens », lequel touche principalement les jeunes et les intellectuels à la recherche d’une vie et d’un avenir meilleurs : « une hémorragie, qui ampute l’Eglise de Jérusalem de ses meilleurs éléments ».

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La suite de cet article est à retrouver sur le site du Patriarcat latin de Jérusalem.

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