Les chefs religieux et Shimon Peres contre la violence religieuse

Le site du Patriarcat latin de Jérusalem rapporte la rencontre entre l’ancien Président israélien Shimon Peres et plusieurs chefs religieux pour dénoncer les violences religieuses.

Shimon Peres

JERUSALEM-Mardi 13 octobre, des chefs religieux de plusieurs confessions ont rencontré l’ancien président israélien, Shimon Peres, au centre Peres pour la paix, à Tel-Aviv. Au centre des discussions : les violences qui déchirent en ce moment la Terre Sainte.

Ensemble contre la terreur et les violences au nom de Dieu : tel était le message de cette rencontre convoquée en urgence par l’ancien président israélien. “Nous devons prier ensemble et clamer d’une voix forte qu’il n’y a aucun Dieu qui approuve le meurtre. Nous devons nous asseoir et parler. La violence n’est pas le moyen”, a-t-il tenu à rappeler.

Les chefs religieux ont par ailleurs appelé au calme et à respecter la sainteté et la dignité de chaque vie humaine. Les attaques des deux côtés ne servent à rien, ont-ils soutenu.

Durant la rencontre, Shimon Peres a affirmé qu’Israël n’avait pas l’intention d’encourager les tensions dans la région. Le Cheikh Mohamad Kiwan, chef des imams en Israël et le Cheikh Mouafaq Tarif, chef spirituel de la communauté druze ont rappelé l’importance de la fraternité et de la tolérance, tandis que Shlomo Amar, le grand rabbin d’Israël a affirmé que le Torah enseignait l’amour de Dieu et des autres.

De son côté, le père George Ayyoub, chancelier du Patriarcat latin de Jérusalem, a cité la première Lettre de Jean (chapitre 4) : « celui qui aime Dieu, et qui hait son frère, est un menteur; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas? »

« C’est l’occupation qui reste le problème, a affirmé le père Ayyoub. La solution est donc de mettre fin à l’occupation, et de parvenir à la solution à deux Etats, à l’établissement d’un Etat palestinien sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. C’est uniquement à cette condition que les deux peuples pourront coexister et vivre en paix ».

 

Cet article est repris du site du Patriarcat latin de Jérusalem.

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