Le caractère terroriste de l’incendie de l’église de la multiplication des pains de Tabgha non démontrable pour l’autorité israélienne : blocage des dédommagements

Pas de dédommagement pour l’église de Tabgha
L’autorité fiscale israélienne a jugé que le caractère terroriste de l’incendie qui a touché l’église de la multiplication des pains n’était pas démontrable, bloquant tout dédommagement.

La demande de dédommagement présentée par l’Église catholique de Terre Sainte à la suite de la destruction partielle de l’église de la multiplication des pains de Tabgha a été rejetée par l’autorité fiscale israélienne, rapporte l’agence vaticane Fides, lundi 14 septembre. Le sanctuaire, situé au bord du lac de Tibériade (Israël), avait été visé par un incendie criminel dans la nuit du mercredi 17 au jeudi 18 juin.

Le fonctionnaire de l’autorité fiscale israélienne, Amir Cohen, aurait envoyé une lettre aux responsables de l’église de la Multiplication des pains, indiquant que le dommage provoqué par l’incendie ne fait pas partie de ceux pouvant être indemnisés par l’autorité fiscale israélienne.

La législation garantit en effet le dédommagement pour les seuls actes de violences causés par le conflit israélo-arabe. Le caractère terroriste de l’attaque contre le sanctuaire de Tabgha n’aurait ainsi pas été retenu par les bureaux chargés de verser le dédommagement.

« Haine envers le christianisme »

L’incendie de l’église avait été qualifié « d’acte atroce » et « d’attaque contre nous tous » par le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou.

En visite sur le site, le 27 août, le président israélien Reuven Rivlin avait, lui, affirmé qu’« Israël est un pays démocratique, qui garantit la liberté de culte pour tous », et que « les communautés chrétiennes doivent pouvoir fleurir en toute sécurité ».

La justice israélienne avait annoncé le 29 juillet avoir inculpé deux Israéliens accusés d’avoir provoqué l’incendie. Les deux hommes, de confession juive, et âgés d’une vingtaine d’années, sont accusés d’avoir mis le feu à l’église « pour des motifs de haine envers le christianisme », avait précisé un communiqué du ministère israélien de la justice.

Cette décision intervient dans un contexte de tensions entre l’État israélien et la communauté chrétienne de Terre sainte, en particulier autour de la construction du mur dans la région de Crémisan et la question des écoles chrétiennes.

Sources : S.B. avec Agence Fides

Article : La Croix : cliquer ici.

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