Un village de Cisjordanie fait le pari de la résistance verte

À 8 km de Jérusalem, un village palestinien récemment classé au patrimoine de l’Unesco lutte contre le passage de la « barrière de séparation » entre Israël et la Cisjordanie, au milieu de ses cultures en espalier.

Une farandole de ballons blancs prend son envol dans un ciel d’azur. Au sol, enfants et adultes émerveillés contemplent le spectacle dans le ciel automnal.

Le 9 novembre, vingt-cinq ans après la chute du mur de Berlin, le village palestinien de Battir voulait oublier la tension qui ne cesse de monter au Proche-Orient, et faire reculer les murs. « Un mur, cela alimente la haine, assure Akram Bader, maire de cette commune palestinienne voisine de Bethléem. Seul le dialogue pourra ramener la paix. »

L’EAU S’ÉCOULE DE TERRASSE EN TERRASSE

Battir, village rural de 5 000 habitants, est comme un trésor patrimonial de la Cisjordanie, avec son splendide relief en terrasses et son système d’irrigation vieux de trois mille ans. Accumulée dans une ancienne piscine romaine, l’eau s’écoule de terrasse en terrasse avant d’être distribuée dans les champs par des rigoles creusées dans la terre. Ainsi sont cultivés des oignons, des abricots et surtout des aubergines, dont la renommée s’étend jusqu’en Jordanie.

Au fond de la vallée, longeant la « Ligne verte » de 1949, serpente une voie ferrée. Un train y passe chaque demi-heure, reliant Jérusalem à Tel-Aviv. Officiellement, c’est pour sécuriser cette ligne que le gouvernement israélien a décidé, en 2006, de bâtir ici un pan supplémentaire de sa « barrière de séparation », édifiée depuis 2002 et restée incomplète en quelques endroits.

UNE ÉVENTUELLE « BARRIÈRE NON PHYSIQUE »

En dépit du feu vert du gouvernement, aucun mur ne se dresse encore le long de cette voie ferrée, ni dans les quatre autres villages de Cisjordanie concernés aux alentours. Voilà huit ans que des villageois, des écologistes et même des colons israéliens unissent leurs voix contre ces quinze kilomètres de béton, leur préférant une éventuelle « barrière non physique », faite de caméras et de détecteurs de mouvements. Ils se sont rendus trois fois devant la Cour suprême israélienne et leur pétition a reçu, contre toute attente, le soutien d’une instance officielle de l’État hébreu, l’Autorité des réserves et parcs naturels….

Suite de l’article de Mélinée Le Priol (correspondance spéciale à Battir pour La Croix) via La Croix : cliquer ici.

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