Entretien avec Claude Giorno: « La situation socio-économique d’Israël »

Claude Giorno est de nationalité française. Il est senior économiste à l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), où il travaille depuis 1986 dans le département des affaires économiques. Il a occupé différents fonctions dans ce département, avant de prendre la responsabilité de chef du bureau Israël depuis la fin 2013. Il a notamment été chef du bureau Australie/Grèce entre 2007 et 2013 et chef du bureau Espagne Suisse entre 2001 et 2006.

Claude Giorno est diplômé de l’École Nationale de la Statistique et de l’Administration Économique (ENSAE) en 1982.


Il revient pour Les clés du Moyen-Orient sur la question de la pauvreté, sur le marché du travail, sur la question énergétique et sur l’impact du dernier conflit de l’été 2014 sur l’économie d’Israël.

Quel est le niveau de la pauvreté dans la population, et comment s’analyse-t-il ?

La question de la pauvreté est une question très importante dans le cas d’Israël. Le taux de pauvreté de ce pays est en effet l’un des plus élevés de l’OCDE. Par taux de pauvreté, on entend ici taux de pauvreté relative, qui définit comme pauvres ceux dont les revenus sont inférieurs à 50% du revenu médian de la population. Ceci s’oppose à la notion de pauvreté absolue, moins fréquemment utilisée, qui définit comme pauvres les personnes qui n’ont pas les revenus suffisants pour satisfaire des besoins minimums, qui sont calculés à partir d’un panier de consommation.

L’analyse de la pauvreté relative en Israël révèle différentes réalités liées à la diversité de la société. Il y a en effet dans ce pays plusieurs communautés, que l’on peut schématiquement décomposer en trois grands groupes : les Arabes israéliens, les Juifs ultra-orthodoxes (ou « Haredim » qui signifie « Craignant-Dieu »), et le reste de la population (dite « mainstream »). Il y a en Israël 20 % d’Arabes israéliens et près de 10 % de Haredim. Il se trouve que la pauvreté est fortement concentrée parmi ces deux groupes, comme le montre le graphique ci-dessous, essentiellement pour deux raisons principales qui jouent de façon un peu différente dans les deux cas : le taux d’emploi, et le niveau d’éducation.

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Source : Bank of Israel (2013), Annual Report 2012 ; OCDE, base de données de l’OCDE sur le marché du travail, OCDE (2010) et Études économiques de l’OCDE – Israël 2013….

Suite de l’article via « les clés du Moyen-Orient » : cliquer ici.

Propos recueillis par Ines Zebdi

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