Syrie : la famille résiste et tient la route

A l’occasion du Synode pour la famille, Mgr Samir Nassar, archevêque maronite de Damas, nous livre ce témoignage sur la famille syrienne

RefugiesyrienslibanA la lumière de la crise syrienne , la famille syrienne qui subit une pression assez forte, propose sa lecture des valeurs du travail et du loisir.

1) LA FAMILLE ET LE TRAVAIL OU LE COMBAT DE SURVIE :
La famille cellule de base de l’Église et de la société s’organise
autour du travail, effort nécessaire de survie et de partage.
La crise syrienne désorganise le circuit économique et affaiblit sensiblement le monde du travail.

a) Les familles qui travaillent dans le secteur tertiaire : tourisme, transport, commerce et services ont été touchées dès les premiers mois : plus de touristes ni pèlerins… Hôtels et restaurants vides licenciement en masse. Ces familles ont été les premiers à sonner l’alarme et demander assistance dès le mois de mai 2011. Le peu d’employés qui ont conservé un travail partiel dans ce secteur ne touchent que des salaires réduits de 40 à 60%.

b) Les familles qui travaillent dans le secteur industriel et artisanal ont mieux résisté les premiers mois.. et depuis les pénuries de sources d’énergies,d’embargo ,la destruction,l’inflation et la difficulté d’exportation… Des familles se sont trouvées sans travail surtout dans le secteur du bâtiment. Ces familles ont gonflé sensiblement le chômage à partir de Septembre 2011.

d) Les familles qui vivent dans les milieux ruraux ont pû compter sur
leurs récoltes. Ils vivaient dans une sécurité alimentaire et ont ainsi mieux résisté. Toutefois n’arrivant pas à vendre leurs produits agricoles aux marchés urbains faute de moyens de transports et d’insécurité routière et ne trouvant plus d’insecticides les moissons ont baissé plus de la moitié..
Ces familles d’agriculteurs ont pris la route des grandes villes champs de conflit et de violence… Certains pères de famille ont franchi la frontière vers l’Irak, Le Liban ou la Turquie… pour y vivre en marge de la société..
Devant cette situation le travail devient un rêve, un objet perdu à trouver, un fantôme… un combat de survie. D’où la grande inquiétude des familles et leur amertume…

 

Lire la suite sur le site de l’Œuvre d’Orient

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