Le Pape François sur Gaza : « la fumée des bombes ne permet pas de voir la porte… mais la porte est restée ouverte »

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Droits : AFP Photos – FILIPPO MONTEFORTE

COREE–ROME. De retour de Corée à Rome, le Pape François a accepté de répondre aux questions des journalistes qui l’ont accompagné pendant ce vol de 11 heures. Pendant une heure entière il a répondu aux questions concernant sa visite apostolique en Corée, mais aussi concernant la situation politique mondiale, y compris celle du Moyen-Orient. La dernière question, posée par une journaliste de la Croix, a fait écho à celle que beaucoup se posent: « La prière organisée par le Pape au Vatican est-elle restée vaine? ».

Beaucoup questionnent, depuis le début de la guerre à Gaza, l’efficacité de la prière à laquelle ont été convié par le Pape François, en juin dernier, les présidents Abbas et Pérès. Certains vont jusqu’à dire, sérieusement ou avec ironie, que cette prière aurait même eu des effets inverses.

Enfin une réponse « officielle » est sortie de la bouche du Pape lui-même, grâce à la question posée par une journaliste française de La Croix, la dernière question posée lors de cette conférence de presse spontanée : « Saint Père, étant donné la guerre à Gaza, est-ce que c’était un échec, selon vous, la prière pour la paix que vous avez organisé au Vatican, le 8 juin dernier ? ».

Le Pape a d’abord signifié que c’était là une bonne question : « Merci, merci ! », a-t-il répondu à la journaliste en souriant. Puis, avec plus de gravité, il poursuivit : « Cette prière pour la paix n’a absolument pas été un échec ». Une réponse qui relève d’un défi, et qui peut être même provocatrice pour certains. Il fallait donc une explication.

Avant de répondre directement à la question, le Pape a expliqué : « d’abord, l’initiative n’est pas venue de moi. Cette initiative de prier ensemble est venue des deux présidents : du président de l’Etat d’Israël et du président de l’Etat de Palestine».

« Ils m’ont fait parvenir leur inquiétude : « Ensuite, nous voulons la faire là-bas, mais on ne trouve pas le bon endroit ». Trouver l’endroit juste du point de vue politique : être d’un côté ou de l’autre. La nonciature était un lieu neutre, mais pour arriver à la nonciature, le président de l’autorité palestinienne devait entrer en Israël… ce n’était pas facile. Alors ils m’ont dit : « et si nous le faisons au Vatican ?! Alors nous on vient si ça se fait au Vatican ». Ces deux hommes sont des hommes de paix. Ce sont des hommes qui croient en Dieu. Ils ont vécu tant de choses douloureuses. Ils sont convaincus que l’unique voie pour résoudre cette histoire c’est la négociation, le dialogue et la paix » poursuivait le Pape…

La suite sur le site du Patriarcat latin de Jérusalem

En complément de notre article du 19 août

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