Tribune août 2014 : la Paix, une provocation ?

Paix en tes murs, Jérusalem » (Ps. 122, 6-7)

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Face aux morts, face à la destruction et à la guerre, quelle indécence de venir encore et encore consacrer une Tribune à la Paix. Comment oser parler de paix aujourd’hui ? Cet appel paradoxal ne frise-t-il pas la provocation ?

La situation est tragique et la Tribune s’en est faite l’écho, que ce soit à Gaza, où le curé de la paroisse latine témoigne de la situation humanitaire dramatique, ou en Irak, comme nous le dit Mgr Melki, exarque patriarcal de Jérusalem et de Terre Sainte pour l’Eglise Syriaque-Catholique, le Père Anis Hanna, o. p., et plus largement l’ensemble des chefs d’Eglises.

Mais le Christ nous redit que la Paix est possible. Nous le savons, c’est au plus profond de notre humanité qu’Il est venu nous rejoindre et qu’il nous prend par la main, à l’image de cette icône de la Résurrection où Il marche sur les portes des Enfers pour venir saisir la main d’Adam et l’en faire sortir. Alors là encore, aujourd’hui comme il y a deux mille ans, le Christ peut accomplir ce miracle de Paix.

Mais Il ne le peut pas sans les Hommes. Il faut donc saluer les initiatives qui émergent dans ce contexte où la Paix semble oubliée. Ainsi cette manifestation commune de citoyens israéliens et d’Arabes disant que « Juifs et Arabes refusent d’être ennemis » ou l’initiative de parents qui se retrouvent, malgré la douleur, pour dépasser la haine.

La Paix doit donc être notre objectif, à nous qui vivons loin de Terre Sainte et d’Orient. Elle passe, à notre niveau, par le soutien à nos frères Chrétiens, ferment de pardon et de compréhension entre les communautés.

Soutien par la Parole. Ils ont besoin que l’on parle d’eux, car « le silence [leur] fait mal«  comme l’énonce douloureusement Mgr Grégoire Pierre Melki. La sensibilisation des décideurs politiques est ici primordiale. Il faut saluer la création du groupe parlementaire français ainsi que la visite effectuée par S. B. Fouad Twal, Patriarche latin de Jérusalem à la Maison Blanche la semaine dernière.

Soutien par la prière. Ils ont besoin que l’on prie pour eux, et les initiatives en ce sens se multiplient : prières organisées par les jeunes étudiants français, tels ceux de la communauté étudiante catholique de Dijon, qui préparaient depuis des mois leur rencontre avec les Chrétiens de Terre Sainte et dont le pèlerinage a été annulé, prière universelle à l’initiative de la Conférence des Evêques de France, mais aussi prière des chrétiens de Jérusalem pour leurs frères de Gaza.

Soutien par notre présence sur place. Les Chrétiens ont besoin d’être « confortés dans la foi », comme l’évoque la prière à Marie, Reine de Terre Sainte. Et comment mieux les conforter qu’en les visitant ? Ainsi, Mgrs Barbarin, Dubost et Gollnish se sont rendus la semaine dernière en Irak comme messagers de paix. En Terre Sainte, les pèlerinages continuent, tel celui des séminaristes parisiens venus vivre la Bible sur le terrain. Venir en pèlerinage en Terre sainte, c’est apporter à nos frères sur place le soutien de l’Eglise universelle.

Paul

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