Pèlerins : venir en Terre Sainte malgré le conflit : c’est soutenir les chrétiens de l’Église vivante

La croix de Jérusalem évoque les cinq plaies du Christ, et la couleur rouge de l’emblème des chevaliers est un pieux rappel du sang répandu au Calvaire.  Photographie : Bethléem.
La croix de Jérusalem évoque les cinq plaies du Christ, et la couleur rouge rappel du sang répandu au Calvaire. Photographie : Bethléem.

« Combien de souvenirs, combien d’images, combien de passion et quel grand mystère entoure le mot Jérusalem ! Pour nous chrétiens, elle représente le point géographique de l’union entre Dieu et les hommes, entre l’éternité et l’histoire« . Jean Paul II.

 

VENIR pour un pèlerinage sur les terres du Christ et en Terre sainte représente une obligation morale dont nous devons tous s’acquitter, avec l’aide de Dieu, une fois au moins dans sa vie.

VENIR en tant que « pèlerinage de la foi », nous aide à mieux saisir le sens de nos vies et à percevoir que leur fondement réside dans la résurrection du Seigneur.

VENIR  nous rend réceptifs à une compréhension mutuelle, à la fois œcuménique et charitable, avec nos frères et sœurs dans la foi, et il nous rappelle que le « chemin de la croix » est celui de la vie et de l’espoir.

VENIR est aussi un acte de solidarité avec l’Église de la Terre sainte. Notre présence parmi ses fidèles est un encouragement à la minorité chrétienne de ce pays, qui vit au milieu de tant de problèmes, de pressions et de difficultés.

VENIR c’est soutenir la présence chrétienne en Terre sainte.

VENIR signifie à la fois contribuer à assurer l’existence des communautés chrétiennes — c’est-à-dire l’Église — qui vivent en Terre sainte, et porter témoignage des valeurs chrétiennes dans cette région.

VENIR c’est soutenir les œuvres et les institutions cultuelles, caritatives, culturelles et sociales de l’Église en Terre sainte.

VENIR pour un pèlerinage signifie contribuer à la mission de notre orientation vers la Terre Sainte. Les nombreuses œuvres animées depuis des siècles sont rendues possibles grâce aux pèlerins et au réseau de réalités qui, dans le monde entier, contribuent à soutenir la présence chrétienne en Terre Sainte et à conserver les Lieux Saints.

On arrive en Terre Sainte pour parcourir à pied la terre foulée par les pieds du Christ qui a vécu, est mort et est ressuscité ici !
On arrive en Terre Sainte pour confesser et confirmer la foi au Fils de Dieu !
On arrive en Terre Sainte pour soutenir les chrétiens qui y habitent et qui attendent des pèlerins leurs prières et leur soutien pour se sentir partie intégrante de l’unique Eglise vivante !

VENIR ici doit rappeler à chaque pèlerin ce que la Terre Sainte enseigne, les grâces reçues, les rencontres vécues et ce que le Seigneur lui demande : 

« Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras » (Ct 8, 6).

 « Je n’ai rien voulu savoir parmi vous sinon Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié » (1 Cor. 2.2)

Au retour, avec une foi renforcée et une expérience nouvelle du « pays de la Bible » et de son peuple, nous sommes capables de porter un témoignage tout particulier auprès de ceux avec lesquels nous vivons et travaillons.

Un pèlerinage en Terre Sainte, c’est cela : « une confession de foi dans le Christ mort et Ressuscité dans ce pays qu’Il a parcouru. Aujourd’hui plus qu’hier, les chrétiens de Terre Sainte attendent qu’on les soutienne, spirituellement d’abord en priant pour eux, en ne les oubliant pas, eux qui perpétuent ici la Tradition d’une Église vivante, en faisant connaître leur situation. Venir, c’est déjà les aider en favorisant l’économie du pays et avec elle, les emplois.« 

Depuis Jérusalem, 

Charles-Edouard pour la Tribune de Terre Sainte

« SUR TES REMPARTS, JÉRUSALEM, J’AI PLACÉ DES VEILLEURS » (IS. 62)

Méditation sur les Lieux Saints

« J’arrive en ces lieux qu’Il a emplis de Lui une fois pour toutes. […] Ô lieu ! Combien de fois tu te seras transformé avant que de son lieu tu ne deviennes le mien ! Quand Il t’a empli pour la première fois, tu n’étais pas encore un lieu extérieur, seulement le sein de sa Mère. […] Rencontre avec Toi à travers la pierre que foula le pied de ta Mère !

Ô lieu de la terre, lieu de la terre sainte – quel lieu tu es en moi ! C’est pour cela que je ne puis te fouler, je dois m’agenouiller. En m’agenouillant, je confirme que tu fus un lieu de rencontre. Je m’agenouille – ainsi je t’imprime mon sceau.

Tu resteras ici avec mon sceau – tu resteras, oui, tu resteras et je t’emporterai avec moi et te transformerai en lieu d’un nouveau témoignage. »

Jean Paul II – dans sa lettre sur le pèlerinage aux lieux du Salut – Juin 1999.

Sources :

Lieutenance de France de l’Ordre du Saint Sépulcre : cliquer ici.

Directives pour le renouveau de l’Ordre au seuil du IIIe millénaire, 1999, 37.

Missionnaires franciscains au service de la Terre Sainte : cliquer ici.

La décoration créée par Léon XIII pour les pèlerins de Terre Sainte

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