La-participation des femmes dans le processus de Paix Israélo-Palestinien

ARTICLE PUBLIÉ LE 20/03/2014 Par Anaïs Mit sur les Clés du Moyen Orient

« Souvent victimes des conflits, parfois combattantes, rarement entendues, les femmes ont pourtant un rôle à jouer dans la mise en place des processus de paix. Plusieurs initiatives ont ainsi vu le jour, en Israël et en Palestine, dans le contexte du conflit israélo-palestinien, et ont été relayées par les instances internationales.

Comment ces initiatives sont-elles nées ? Sont-elles le fruit de politiques séparées ou d’une volonté d’action commune ?

Un contexte international favorable

Au vu de la multiplication des conflits depuis la Seconde Guerre mondiale, et de leur impact dans les sociétés, la communauté internationale s’est interrogée sur le rôle et la place des femmes, au sein des conflits, mais aussi et surtout, dans la construction de la paix. Les femmes ne sont désormais plus seulement considérées comme victimes des conflits, mais aussi comme les participantes actives, comme décideurs dans la prévention et la résolution de ceux-ci et dans la construction de la paix.

Deux initiatives internationales entérinent cette nouvelle vision. D’une part, la Conférence mondiale sur les femmes de Nairobi tenue en 1985, qui met en évidence le besoin d’intégrer les femmes aux structures nationales et internationales de prises de décision afin d’accroître leur participation dans la promotion de la paix et de la coopération internationale : « Devant le fait que les femmes souffrent encore d’une représentation inadéquate au sein des processus politiques nationaux et internationaux relatifs à la paix et à la résolution des conflits, il est essentiel que les femmes s’appuient et s’encouragent mutuellement dans le contexte de leurs initiatives et de leurs actions reliées, soit à des enjeux universels […], ou à des situations conflictuelles inter-étatiques ou internes. ». D’autre part, la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations unies, intitulée « Les femmes, la paix et la sécurité », est adoptée le 21 octobre 2000. Cette résolution constitue une étape charnière dans l’intégration des femmes dans les processus de paix, à qui on reconnaît le rôle dans les initiatives de paix et de consolidation post-conflit. Deux facteurs sont importants pour comprendre l’établissement et l’acceptation de cette résolution, en interne et à l’international : le fait d’accepter que les femmes ne vivent pas les conflits de la même façon que les hommes ; l’idée que tout effort pour établir la paix doit obligatoirement prendre en compte tous les composants de la société, et donc laisser une place aux femmes. »

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