Journée Internationale de la Francophonie le 20 mars : « La Francophonie au Moyen Orient »

« à travers l’action des religieux et religieuses dans les écoles et les universités »

« L’inculturation de la langue française s’est largement faite par les missionnaires et par l’action de l’Église. En diffusant la culture française, ces religieux et ces religieuses ont enseigné l’expression française de la foi et ont donc désigné le christianisme comme racine de cette culture. Cela n’a pas empêché un remarquable effort de la part des mêmes pour s’adapter aux cultures et aux langues afin que tous les peuples entendent l’évangile, chacun dans sa langue.

Ces propos trouvent une illustration patente dans les peuples du Proche-Orient. Nous voyons des peuples qui sont de culture arabe, turque ou iranienne et en même temps de culture française. C’est largement vrai des chrétiens de ces peuples mais presque autant des musulmans. Et tout cela est le travail durant des décennies et des décennies des écoles, des collèges et des universités dans tous les pays du Proche-Orient.

L’Œuvre d’Orient a largement contribué à cet effort, elle qui s’appelait, il y a 158 ans l’Œuvre des écoles d’Orient. Il en a été créé des centaines. Notre culture n’a pas été pour rien dans l’émancipation de ces peuples : ainsi il y a 41 écoles laïques françaises au Caire qui s’ajoutent aux écoles confessionnelles. C’est dire que même si les chrétiens diminuent en nombre, le français fait partie de la culture en Égypte. Le mouvement est puissant puisqu’il s’est ouvert une Université française au printemps 2006.

Aujourd’hui, les écoles catholiques du Moyen-Orient connaissent d’importants problèmes financiers en raison de la crise économique qui sévit dans toute la région. Les familles n’ayant plus les moyens de payer les frais de scolarité de leurs enfants, les écoles sont obligées de faire de plus en plus de réduction ou de gratuité. Ainsi beaucoup d’écoles sont menacées de disparition, notamment au Liban. Ce serait une catastrophe pour la francophonie. Les écoles tenues par les congrégations religieuses sont les derniers bastions de la francophonie. Au Liban, en Syrie, en Égypte, en Arménie…  elles persévèrent malgré le manque d’aide de la France, l’anglais gagne du terrain. »

 

Article de l’Oeuvre d’Orient