« VOUÉS À ISHTAR. SYRIE, 1934, ANDRÉ PARROT DÉCOUVRE MARI », DEUX EXPOSITIONS DOSSIERS, DU 22 JANVIER AU 5 MAI 2014 À L’INSTITUT DU MONDE ARABE, ET DU 4 DÉCEMBRE AU 2 JUIN 2014 AU MUSÉE DU LOUVRE

Article de Sixtine de Thé pour les Clés du Moyen Orient

arton1513« A l’occasion du 80ième anniversaire de la découverte de Mari, le Musée du Louvre organise avec l’Institut du Monde Arabe « Voués à Ishtar, Syrie, janvier 1934, André Parrot découvre Mari ». Deux expositions dossiers se complètent, du 22 janvier au 5 mai 2014 à l’Institut du Monde Arabe, et du 4 décembre au 2 juin 2014 au Musée du Louvre, sous le commissariat de Sophie Cluzan, conservatrice des Antiquités Orientales du Musée du Louvre.

On imagine peu le séisme intellectuel et archéologique qu’a du provoquer la découverte de l’emplacement du site Mari en 1934 à l’Est de la Syrie, lorsque l’archéologue André Parrot put décréter avoir commencé à déterrer l’un des grands mystères du patrimoine mondial, celui de Mari, site de la Mésopotamie du IIIe millénaire avant J-C. De cette ville, on ne connaissait jusqu’alors que les récits de sources anciennes qui en faisaient un des sièges de la royauté après le Déluge. C’est près de l’Euphrate, vers la frontière irakienne, au Tell-Hariri, qu’un bédouin trouve une statuette en août 1933. Cette découverte ouvre une des plus grandes pages de la recherche archéologique en Syrie. Quelques mois plus tard, André Parrot est mandaté par le Musée du Louvre pour ouvrir des fouilles et y installe une première mission. Le 22 janvier 1934, les recherches sur la tête de la statue d’Ebih-II attirent l’attention de l’archéologue sur la qualité des pièces susceptibles d’être trouvées. Le 23 janvier, le déchiffrement d’une inscription sur le socle d’une statue au nom d’Ishqi-Mari, confirme les hypothèses de Parrot et fait resurgir cette ville au bord de l’Euphrate. Le reste de la première statue est retrouvé le même jour, confirmant que ces hautes personnalités avaient voué leur image à Ishtar, « déesse de la guerre, de l’amour, patronne de la royauté et maîtresse de l’édifice dont la fouille commençait [1]. »