L’Acathiste de la mère de Dieu publié en trois langues par l’Église grecque-catholique

Sous le patronage de Sa Béatitude Gregorios III, le centre Liqaa, Centre international pour le dialogue des civilisations,  à l’occasion du Saint Carême, une cérémonie de signature du livre acathiste, hymne à la Mère de Dieu, a eu lieu le mercredi 26 Février.

Article de « L’Orient le Jour » :

« La prière de l’Acathiste est au cœur de la liturgie – et de la spiritualité – des Églises de tradition byzantine. À l’occasion de la fête de Noël, l’Église grecque-catholique vient de publier un album reproduisant l’Acathiste à la mère de Dieu dans les trois langues arabe, française et anglaise.

p05-3_347378_large« Cette hymne est celle que l’on chante le plus souvent dans notre Église, précise Névine Hage-Chahine, secrétaire personnelle du patriarche Grégorios III, qui a supervisé la réalisation de ce livre soigné, léger, pratique, tout en étant solidement relié. Certes, on chante cette hymne surtout durant le carême, mais si nous l’avons publiée maintenant, c’est que cette prière composée de 24 strophes, et qui commence par l’Annonciation, est un chef-d’œuvre qui récapitule tous les grands moments de l’histoire du Salut. »
« L’idée de départ, précise Mme Hage-Chahine, c’était de présenter un échantillon du patrimoine iconographique de l’Église melkite, et nous avons songé : quelle meilleure façon avions-nous de le faire sinon de s’en servir comme illustration du patrimoine liturgique? En fait, l’Acathiste est la prière qui permet de monter le plus vaste choix d’icônes : Annonciation, tentation de saint Joseph, Nativité, Présentation, Fuite en Égypte, Saints innocents, Adoration des mages, Adoration des bergers, Résurrection, Transfiguration, le Christ Emmanuel, la Vierge protectrice des moines et des religieux et bien d’autres. »
« La présentation de ce patrimoine en trois langues, et dans les meilleures traductions possibles, ôte au fidèle grec-catholique tout prétexte de continuer à négliger son patrimoine, souvent pour une question de langue, reprend Hage-Chahine. Grâce à ce travail, il peut se le réapproprier. Du reste, j’avoue que c’est à l’étranger, et dans une langue étrangère, que beaucoup d’entre nous, y compris moi-même, avons redécouvert nos précieuses traditions, qu’il serait impardonnable de laisser se perdre. »
« Comme dans toutes les Églises, constate encore Névine Hage-Chahine, nous avons un problème de transmission de la foi et du patrimoine. Grâce à cet ouvrage, cette rupture peut être réparée et la chaîne retrouver sa continuité. En somme, l’hameçon du beau au service du vrai. »
« Mais l’ouvrage n’a aucun caractère didactique rébarbatif. Nous l’avons conçu comme un livre d’images, reprend Mme Hage-Chahine. La foi se transmet sur les genoux de la mère, dit-on. L’ouvrage est à feuilleter comme un conte d’enfant. Il commence, c’est normal, un 25 mars, car sans le « oui » de Marie, il n’y aurait eu ni Nativité, ni Golgotha, ni Résurrection, ni Pentecôte. Il finit par « la vie du monde à venir ». Tout est résumé là. Face au « non » qui nous chasse du Paradis, le « oui » qui nous y réintroduit. »
« J’ai voulu offrir, enfin, mon Église a voulu offrir, en même temps qu’un beau cadeau de Noël, un livre pour toute l’année», conclut Névine Hage-Chahine, qui fait remarquer que certaines des icônes reproduites remontent au XVe siècle alors que d’autres sont de 2013. «On peut enrichir un patrimoine, dans la fidélité à la tradition. » »

(*) Disponible – pour le moment – à la Librairie Antoine.

Via le Patriarcat Grec-Melkite-Catholique

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