Fiche pays: Israël

Israël

Capitale: Jérusalem (Tel Aviv pour la communauté internationale).

Langues: hébreu, arabe.

Population: 7,7 millions.

Régime: Démocratie parlementaire (Premier ministre: Benjamin Netanyahu depuis 2009).

PIB/hab: 33 433 dollars (2012).

Les statistiques officielles donnent les chiffres de 73 % de Juifs, 19 % de musulmans et entre 1 et 2 % de chrétiens.

Israël affiche une judéité d’Etat, mais assure la liberté de culte complète pour les autres religions (à l’exception du « prosélytisme » chrétien, interdit par la loi). Les chrétiens sont cependant victimes de dégradations et d’agressions ponctuelles, notamment dans la région de Jérusalem, de la part de colons « sionistes-religieux » ou de Juifs ultra-orthodoxes.

Les Arabes chrétiens, résidant surtout en Galilée, ont longtemps formé l’essentiel des communautés israéliennes. L’Eglise catholique melkite est la première, avec 40 % des chrétiens, suivie de l’Eglise grecque-orthodoxe (32 %), l’Eglise catholique latine (20 %), les maronites (7 %) et les protestants (1 %).

Une donnée largement inexplorée nuance toutefois ce tableau: une forte population de Russophones, affluant en Israël d’ex-URSS depuis les années 1990, sont orthodoxes. Le gouvernement israélien refuse d’admettre officiellement le christianisme de ces citoyens, venus du fait de la « loi du retour » offert par la judéité. Faute de chiffres, on estime donc au minimum à 300 000 le nombre d’Israéliens russophones chrétiens. Devant l’inaction de l’Eglise grecque-orthodoxe, qui craint d’être submergée, et qui ne va pas chercher ces chrétiens israéliens par solidarité avec ses ouailles arabes, les groupes protestants attirent de plus en plus de « Russes ».

Les protestants et les Juifs messianiques (reconnaissant Jésus comme le Messie, d’expression juive et/ou évangélique), qui prennent le risque d’évangéliser, et qui embrassent le sionisme d’Etat, sont en progression dans la société israélienne, et leur poids réel est sans doute plus fort que les statistiques officielles, de même que celui des « Russes » orthodoxes.

Dans le cadre du conflit israélo-palestinien, l’Eglise catholique latine est historiquement l’avocate et solidaire de la population arabe et des Palestiniens. Mais une pastorale pour les Israéliens existe (ainsi que pour les immigrés philippins et africains), et une petite communauté de langue hébraïque se développe.

Façade de l'église catholique latine Notre-Dame de l'Annonciation, à Nazareth.
Façade de l’église catholique latine Notre-Dame de l’Annonciation, à Nazareth.
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